Photo de background avec un dégradé de couleurs qui représente la chaleur créée par un panneaux solaires

Solaire en serre agricole : concilier production maraîchère et production d'électricité

Solaire en serre agricole : concilier production maraîchère et production d'électricité

Guide complet agrivoltaïque en serre

Article mis à jour le

photo d'une serre agricole avec des panneaux solaires

Optimisation de la consommation

Solaire en serre agricole : concilier production maraîchère et production d'électricité

Solaire en serre agricole : concilier production maraîchère et production d'électricité

Guide complet agrivoltaïque en serre

Article mis à jour le

photo d'une serre agricole avec des panneaux solaires

Optimisation de la consommation

Solaire en serre agricole : concilier production maraîchère et production d'électricité

Solaire en serre agricole : concilier production maraîchère et production d'électricité

Guide complet agrivoltaïque en serre

Article mis à jour le

photo d'une serre agricole avec des panneaux solaires

En résumé, agrivoltaïque en serre agricole :

Point clé

Donnée

Transmittance lumineuse des panneaux

20 à 40 % selon la culture et la région

Coût de construction

300 à 500 €/m² (serre vitrée classique : 100-150 €/m²)

ROI réaliste

8 à 12 ans, TRI généralement 7 à 10 %

Tarif de rachat (installations 100-500 kWc)

Environ 0,088-0,09 €/kWh via appel d'offres simplifié CRE

Prime à l'autoconsommation

Supprimée depuis le 5 juin 2026 pour tout nouveau projet

Obligation d'étude d'impact

Installations >250 kWc en zone agricole/naturelle (code de l'environnement, art. R.122-2)

La réponse directe :

Une serre agrivoltaïque superpose culture maraîchère et production électrique sur la même surface, grâce à des panneaux semi-transparents qui laissent passer 20 à 40 % de la lumière nécessaire aux plantes. Cette approche réduit le stress hydrique et climatique des cultures tout en créant un second revenu, mais l'investissement initial reste élevé (300 à 500 €/m²) et le retour sur investissement réaliste se situe plutôt entre 8 et 12 ans, porté par les revenus agricoles et un revenu énergétique aujourd'hui plus modeste qu'avant la réforme S21 de juin 2026.

L'agriculture française doit relever un double défi : sécuriser sa production face aux aléas climatiques (sécheresses, canicules, grêle) et réduire ses dépenses énergétiques. La France s'est par ailleurs engagée à développer fortement sa capacité solaire, notamment sur les terres agricoles. L'agrivoltaïque en serre répond à ces deux enjeux en utilisant la même parcelle pour cultiver et produire de l'électricité renouvelable. Ce guide détaille le fonctionnement, les avantages réels, les limites, et les étapes pour démarrer un projet, avec des chiffres recalculés sur le contexte réglementaire et tarifaire de 2026.

Voir aussi notre article sur la réduction des charges d'exploitation agricole par l'autoconsommation solaire, qui distingue le photovoltaïque agricole classique (panneaux sur bâtiments existants) de l'agrivoltaïsme au sens strict.

Définitions rapides

Agrivoltaïsme : association, sur une même parcelle, d'une production agricole significative et d'une production d'électricité photovoltaïque, encadrée en France par le décret n° 2024-318 du 8 avril 2024, qui précise les critères de maintien de l'activité agricole.

Transmittance lumineuse : part de la lumière incidente qui traverse effectivement le panneau semi-transparent pour atteindre les plantes, généralement 20 à 40 % en serre agrivoltaïque.

Appel d'offres simplifié (AOS) CRE : dispositif qui fixe, par mise en concurrence régulière, le tarif de rachat de l'électricité pour les installations de 100 à 500 kWc, en remplacement de l'arrêté tarifaire S21 pour cette tranche de puissance.

EDF OA (Obligation d'Achat) : dispositif qui garantit le rachat de l'électricité produite, à un tarif fixé par arrêté ou par appel d'offres selon la puissance, sur une durée de 20 ans.

Qu'est-ce que l'agrivoltaïque en serre ? Définition et concepts clés

L'agrivoltaïque en serre repose sur un principe simple : superposer production agricole et production énergétique sur une même surface, plutôt que de réserver des terres exclusivement à l'énergie solaire comme pour une ferme photovoltaïque au sol.

Définition et principe de fonctionnement

Une serre agrivoltaïque est une structure agricole couverte de panneaux photovoltaïques bifaciaux ou semi-transparents, qui laissent passer 20 à 40 % de la lumière nécessaire aux cultures. Cette lumière transmise doit être suffisante pour maintenir la photosynthèse, tout en convertissant le reste du spectre solaire en électricité. La qualité spectrale compte aussi : les plantes ont besoin de longueurs d'onde précises (rouge et bleu), ce que cherchent à optimiser plusieurs projets de recherche européens sur les panneaux nouvelle génération.

💡 Le conseil Solarock :

Avant d'investir, validez avec un agronome que la transmittance lumineuse envisagée (20-40 %) convient à votre culture. Toutes les espèces ne supportent pas la même réduction de lumière.

Les différents types de serres agrivoltaïques

Les serres intégrales couvrent entièrement la toiture de panneaux photovoltaïques : c'est le format majoritaire, offrant une protection maximale des cultures et une production énergétique optimale. Les ombrières dynamiques, encore en phase pilote en France, permettent de moduler l'inclinaison des panneaux selon la saison, avec une flexibilité supplémentaire mais un coût plus élevé. Les serres semi-transparentes utilisent des panneaux avec cellules solaires intégrées en bordure, une approche moins courante mais adaptée aux cultures très exigeantes en lumière.

Le choix dépend de vos objectifs : maximiser l'énergie (serre intégrale) ou équilibrer culture et énergie (semi-transparent ou dynamique).

Comment concilier production maraîchère et production électrique ?

Optimiser la transmission de lumière pour les cultures

Une réduction drastique de lumière (moins de 20 %) provoque un étiolement (croissance exagérée, faible rendement) et des maladies fongiques. À l'inverse, une transmittance trop élevée réduit la production électrique. Les intégrateurs spécialisés dimensionnent les panneaux selon la latitude, l'orientation et la saison : en Provence ou en Nouvelle-Aquitaine, une transmittance de 30 % convient à la plupart des cultures maraîchères (tomates, concombres, poivrons, salades) ; en régions plus nordiques, on peut accepter jusqu'à 35 % grâce aux saisons intermédiaires.

Gestion thermique et climatique

Les panneaux réduisent l'intensité lumineuse directe, ce qui abaisse les pics de température en été et réduit le stress hydrique des plantes. Une réduction d'environ 20 % de l'évapotranspiration sous serre couverte, par rapport au plein champ, a été documentée sur des projets agrivoltaïques français, ce qui signifie moins d'irrigation et une meilleure gestion de la sécheresse. En hiver, les panneaux créent un isolant thermique supplémentaire, réduisant les besoins de chauffage ; l'électricité produite peut aussi alimenter le chauffage ou la ventilation de la serre. Les panneaux protègent également contre la grêle et atténuent les UV en période de canicule.

Compatibilité des cultures avec panneaux solaires

Les légumes-fruits à cycle long (tomates de longue garde, concombres, poivrons) tolèrent bien une réduction de 25 à 30 % de lumière. Les salades et cultures de cycle court acceptent 30 à 35 % d'ombrage, avec quelques jours de croissance en plus. Les cultures horticoles (fleurs, plants) sont très tolérantes, voire bénéficient de l'ombrage estival. À l'inverse, les cultures très exigeantes en lumière (laitue iceberg, roquette) souffrent au-delà de 25 % d'ombrage et demandent une architecture différente ou sont à exclure.

💡 Le conseil Solarock :

Consultez les fiches agronomiques de vos variétés avant de planter. Une serre agrivoltaïque demande une sélection variétale réfléchie, alignée avec le potentiel lumineux résiduel.

Voir aussi : Guide d'installation de panneaux solaires sur hangar agricole.

Avantages économiques et agronomiques

Un exemple réel : la serre Enervivo à Bergerac

La serre Enervivo à Bergerac (Dordogne), lauréate France 2030 (projet "E-limentaires"), couvre 3 300 m² pour une puissance de 360 kWc et une production annuelle de 464 MWh, mise en service en octobre 2025. Pour cette tranche de puissance (100-500 kWc), le tarif de rachat relève désormais d'un appel d'offres simplifié CRE plutôt que de l'arrêté S21 : le prix de référence de ce dispositif se situe autour de 0,088 à 0,09 €/kWh (résultats CRE, appel d'offres simplifié bâtiment, 2025), soit un revenu énergétique annuel de l'ordre de 41 000 €. Ce chiffre est nettement inférieur aux anciens tarifs de rachat sur bâtiment (parfois 0,18-0,25 €/kWh il y a quelques années), et illustre pourquoi la revente n'est plus le principal moteur de rentabilité d'un projet agrivoltaïque, à la différence des revenus agricoles.

Les 3 300 m² cultivés en maraîchage diversifié permettent, à titre d'estimation illustrative, un chiffre d'affaires agricole de l'ordre de 150 000 à 250 000 € par an selon les variétés et les prix de marché : ce chiffre n'est pas issu directement d'Enervivo mais reste un ordre de grandeur plausible pour ce type de surface.

Le ROI global d'un projet agrivoltaïque en serre s'échelonne généralement entre 8 et 12 ans, pour un TRI de l'ordre de 7 à 10 %, grâce à la combinaison des deux revenus (agricole et énergétique). Les coûts initiaux dépassent souvent 500 000 € à 1 million d'euros pour une structure de 3 000 à 5 000 m².

💡 Le conseil Solarock :

Faites une étude financière précise avant de démarrer. Intégrez les coûts de maintenance des panneaux, les tarifs d'assurance spécialisée, et les variations saisonnières de la production agricole. Ne surestimez pas les rendements agricoles sous panneaux.

Réduction des coûts d'exploitation

Au-delà de la vente d'électricité, une serre agrivoltaïque diminue les charges opérationnelles. L'économie hydrique est notable en zone aride ou méditerranéenne, grâce à la baisse d'évapotranspiration déjà mentionnée. Le chauffage hivernal consomme moins d'énergie fossile grâce à l'isolation supplémentaire, et une lumière UV directe réduite peut limiter certaines pressions fongiques (mildiou, oïdium). La maintenance des panneaux ajoute en revanche une tâche nouvelle : nettoyage 2 à 4 fois par an selon le climat.

Diversification de revenus pour l'agriculteur

Pour les petites et moyennes exploitations, l'agrivoltaïque crée un filet de sécurité économique : si une mauvaise année climatique affecte les récoltes, le revenu photovoltaïque, contractualisé sur 20 ans, compense en partie les pertes agricoles. Cette diversification réduit la volatilité des revenus et peut améliorer la capacité d'endettement de l'exploitation.

Voir aussi : réduction des charges d'exploitation agricole par l'autoconsommation solaire.

Défis techniques et réglementaires

Complexité technique et investissement initial

Une serre vitrée classique coûte 100 à 150 €/m². Une serre agrivoltaïque avec panneaux spécialisés, structure renforcée et connexion électrique coûte 300 à 500 €/m² (hors terres, équipements d'irrigation et coûts d'étude). Pour une serre de 5 000 m², comptez donc 1,5 à 2,5 millions d'euros d'investissement initial : un engagement financier majeur, accessible surtout aux exploitations bien structurées (EARL, groupements agricoles).

Le dimensionnement agronomique et énergétique demande une expertise spécifique : un bureau d'études spécialisé en agrivoltaïsme coûte entre 5 000 et 15 000 €. La maintenance des panneaux en milieu agricole (poussière, pollen, dépôts minéraux) reste exigeante, avec un nettoyage annuel ou semestriel coûtant 1 500 à 3 000 € par an pour une serre de 5 000 m².

Cadre réglementaire et autorisations

Une serre agrivoltaïque dépend de plusieurs régimes selon sa puissance et sa localisation. Une structure agricole de plus de 40 m² relève d'une déclaration préalable ou d'un permis de construire selon le PLU local. Une étude d'impact environnemental est obligatoire pour les installations photovoltaïques de plus de 250 kWc en zone agricole ou naturelle (code de l'environnement, article R.122-2, tableau annexé rubrique 30). La vente d'électricité nécessite un contrat EDF OA ou, pour les installations de 100 à 500 kWc, un passage par l'appel d'offres simplifié CRE. Le raccordement au réseau se fait via un dossier de demande de raccordement auprès d'Enedis (formulaires Enedis-FOR-RAC_22E ou RAC_36E selon le cas). Certaines régions (PACA, Occitanie) exigent en complément une étude préalable agricole démontrant que le projet maintient ou améliore la viabilité de l'exploitation : un dossier administratif exigeant mais structurant pour la crédibilité du projet auprès des collectivités.

💡 Le conseil Solarock :

Anticipez 12 à 18 mois entre l'idée du projet et la première mise en service. Les démarches administratives et les études pré-contractuelles sont le principal goulot d'étranglement. Engagez tôt une assistance à maîtrise d'ouvrage (AMO) spécialisée en agrivoltaïsme.

Compatibilité avec les dispositifs d'aide

La prime à l'autoconsommation photovoltaïque (instituée par le décret n° 2017-676 du 28 avril 2017) a été supprimée pour toute nouvelle demande complète de raccordement déposée depuis le 5 juin 2026, en résidentiel comme en tertiaire et commercial. Ce n'est donc plus un levier à intégrer dans un budget prévisionnel de projet neuf.

Le principal levier reste l'obligation d'achat : pour les installations de 100 à 500 kWc (cas des serres agrivoltaïques comme Bergerac), le tarif est désormais fixé par appel d'offres simplifié CRE, autour de 0,088-0,09 €/kWh. Pour les installations plus petites (≤100 kWc), le tarif est unifié à 0,011 €/kWh depuis la réforme S21. Consultez nos articles sur l'arrêté S21, réforme complète des tarifs d'achat, sur les changements du 1er juin 2026, et sur les nouveaux tarifs EDF OA par tranche de puissance.

Aucune TVA réduite ne s'applique à une serre agrivoltaïque : le taux réduit à 5,5 % (en vigueur depuis le 1er octobre 2025, en remplacement de l'ancien taux à 10 %) est réservé aux logements résidentiels de moins de 9 kWc. La TVA standard à 20 % s'applique donc systématiquement à une serre agrivoltaïque, largement au-delà de ce seuil.

Certaines régions (Occitanie, Nouvelle-Aquitaine) cofinancent des projets agrivoltaïques via le FEADER ou des appels à projets ponctuels ; France 2030 a également financé des initiatives comme le projet "E-limentaires" d'Enervivo. Les appels d'offres CRE dédiés à l'agrivoltaïsme intègrent par ailleurs un contingent spécifique et des critères de notation propres (bilan carbone, résilience agricole), sans constituer un bonus tarifaire automatique par rapport à une installation classique.

Sur le plan fiscal, les revenus de la vente d'électricité s'ajoutent aux revenus agricoles et restent imposables au régime des bénéfices agricoles tant qu'ils ne dépassent pas, en recettes accessoires, 50 % des recettes agricoles totales et un plafond de 100 000 € (article 75 du CGI) : au-delà, un régime distinct peut s'appliquer. Il n'existe pas d'exonération fiscale spécifique liée à un seuil de revenu bas pour ce type d'activité.

Exemples et cas concrets

Enervivo à Bergerac (Dordogne) : cette serre maraîchère et horticole de 3 300 m², détaillée plus haut, illustre la capacité à combiner production végétale et énergétique sur une même parcelle, avec un modèle économique reposant sur la vente d'électricité (appel d'offres CRE) et la vente de produits agricoles.

Le projet de recherche REGACE (Horizon Europe, budget total d'environ 5,75 millions d'euros) teste des serres agrivoltaïques adaptatives sur six sites pilotes en Autriche, Allemagne, Grèce, Israël et Italie, avec un pilotage par intelligence artificielle de l'inclinaison des panneaux et de la gestion thermique. Le projet est coordonné par une structure basée en Israël. Les résultats de validation définitifs ne sont pas encore publiés à ce jour : les gains précis sur la production agricole et électrique restent donc à confirmer, même si les premiers retours du consortium sont encourageants sur le principe d'un pilotage dynamique intégré.

Les études préalables agricoles régionales : en PACA et en Occitanie, plusieurs dossiers d'exploitations associant agrivoltaïsme et maraîchage ont déjà été instruits, avec pour objectif de démontrer que le projet solaire maintient ou améliore la viabilité économique de l'exploitation plutôt que de la fragiliser. C'est une pièce centrale du dossier administratif dans ces régions.

Comment démarrer un projet de serre agrivoltaïque ?

Étapes clés de faisabilité

Étape 1, diagnostic agronomique. Validez avec un agronome spécialisé les cultures compatibles avec une réduction de lumière de 25 à 35 %, le potentiel hydrique du sol et l'historique climatique du site (gel, grêle, sécheresse).

Étape 2, potentiel énergétique. Calculez l'irradiance solaire de votre site via PVGIS ou un cadastre solaire local. À titre d'ordre de grandeur, en reproportionnant sur la densité réelle du cas Bergerac (360 kWc pour 3 300 m², soit environ 545 kWc pour 5 000 m²), la production attendue se situe autour de 650 à 750 MWh/an dans une région bien ensoleillée du Sud-Ouest, et plutôt 500 à 600 MWh/an dans des régions moins favorisées. Le simulateur solaire de Solarock donne une première estimation, mais reste aujourd'hui calibré pour un usage résidentiel plutôt que pour un projet agricole de cette ampleur.

Étape 3, dimensionnement technique. Travaillez avec un intégrateur agrivoltaïque (Enervivo, Sun'Agri, Orizon Solaire, Reden Solar) ou un bureau d'études spécialisé, qui produira les plans détaillés, le calcul de transmittance selon vos variétés et la saison, et le bilan énergétique complet.

Étape 4, étude économique. Modélisez les revenus agricoles et énergétiques sur 20-25 ans, en intégrant le CAPEX, l'OPEX annuel (maintenance, assurance, nettoyage) et les deux sources de revenus. Un bon modèle financier affiche généralement un TRI de 7 à 10 % et un ROI de 8 à 12 ans. Si vos chiffres montrent un ROI nettement supérieur, revoyez le dimensionnement ou l'architecture retenue.

Acteurs et partenariats

Les intégrateurs agrivoltaïques (Enervivo, Sun'Agri, Orizon Solaire, Reden Solar) maîtrisent l'ensemble du cycle : conception, autorisations, installation, suivi. Les bureaux d'études spécialisés (agronomes, climatologues, ingénieurs énergie) dimensionnent votre projet de manière indépendante. Les collectivités locales (région, département, commune) renseignent sur les aides disponibles et les règles d'urbanisme. Les installateurs RGE locaux gèrent les travaux d'électricité et de connexion réseau : voir notre guide pour trouver un installateur près de chez vous. Côté financement, les banques agricoles et les plateformes spécialisées en énergies renouvelables faciliteront d'autant plus l'accès au crédit que votre modèle financier est solide.

💡 Le conseil Solarock :

Rejoignez des réseaux d'agriculteurs agrivoltaïques (associations régionales, groupes d'échange) pour partager expériences et bonnes pratiques.

Démarches administratives, dans l'ordre

Demande de permis de construire ou déclaration préalable (3 à 8 semaines d'instruction) ; étude d'impact environnemental si la puissance dépasse 250 kWc en zone agricole ou naturelle (2 à 6 mois, incluant consultation du public) ; demande de contrat d'achat EDF OA ou candidature à l'appel d'offres simplifié CRE selon la puissance (2 à 4 mois d'instruction) ; dossier de raccordement Enedis (1 à 3 mois pour les travaux) ; étude préalable agricole selon la région (1 à 3 mois) ; passage du Consuel, gratuit, avant mise en service (1 à 2 semaines).

L'avenir de l'agrivoltaïque en serre

Les panneaux à base de pérovskite translucide, développés par plusieurs acteurs du secteur (Oxford PV, Saule Technologies, Heliatek), promettent à terme de laisser passer davantage de lumière (40-50 %) tout en maintenant une production énergétique respectable, mais restent à un stade encore largement expérimental ou en phase de montée en échelle industrielle. L'intelligence artificielle et les systèmes de pilotage dynamique, testés notamment par le projet REGACE, se généraliseront probablement à mesure que les premiers résultats de validation seront publiés. Produire localement l'énergie consommée par l'exploitation (chauffage serre, irrigation) reste, au-delà des seuls revenus de revente, un argument de résilience face à la volatilité des prix de l'énergie.

Lancer votre projet agrivoltaïque en confiance

Solarock et ses partenaires spécialisés vous accompagnent du diagnostic initial à la mise en service.

Peut-on cultiver n'importe quelle plante sous une serre agrivoltaïque ?

Quel est le coût initial d'une serre agrivoltaïque ?

La production agricole diminue-t-elle vraiment sous les panneaux ?

Quel revenu énergétique attendre d'une serre agrivoltaïque ?

Faut-il être certifié agriculture biologique pour faire de l'agrivoltaïque ?

Quelles aides financières existent pour les serres agrivoltaïques ?

Combien de temps faut-il pour passer de l'idée au projet opérationnel ?

Peut-on combiner une serre agrivoltaïque avec autoconsommation et batterie ?

Photo de Renan Keraudran, expert photovoltaïque et membre de l'équipe Growth Marketing et RevOps

Renan Keraudran

Head of Marketing, Expert Photovoltaïque & Autoconsommation

Head of Marketing, Expert Photovoltaïque & Autoconsommation

Renan Keraudran, spécialiste du solaire et Head of Marketing chez Solarock, aide particuliers et entreprises à réussir leurs projets photovoltaïques. Il partage ici son expertise en autoconsommation et ses conseils pour réduire vos factures d’électricité.
Photo d'un technicien Solarock qui installe des panneaux solaires sur le toit d'une maison

Optez pour un avenir radieux

Contactez-nous dès aujourd'hui pour découvrir comment économiser sur votre facture d'énergie.

Photo d'un technicien Solarock qui installe des panneaux solaires sur le toit d'une maison

Optez pour un avenir radieux

Contactez-nous dès aujourd'hui pour découvrir comment économiser sur votre facture d'énergie.

Photo d'un technicien Solarock qui installe des panneaux solaires sur le toit d'une maison

Optez pour un avenir radieux

Contactez-nous dès aujourd'hui pour découvrir comment économiser sur votre facture d'énergie.

Lire la suite