En résumé, résidence secondaire à Fréjus :
Une maison vide consomme peu : l'essentiel de la production est revendu à 0,011 €/kWh.
Les gains réalistes se situent entre 150 et 350 €/an selon l'occupation, pas à plusieurs centaines d'euros de revenus passifs.
L'abonnement électrique reste dû même sans consommation (environ 144 €/an en 3 kVA).
La revente totale n'est plus possible jusqu'à 9 kWc depuis mars 2025.
La prime à l'autoconsommation est supprimée depuis le 5 juin 2026 ; la TVA à 5,5 % s'applique jusqu'à 9 kWc sous conditions, résidence secondaire comprise.
Une batterie physique n'est en général pas justifiée sur une résidence secondaire.
Une petite installation bien dimensionnée vaut mieux qu'une grande installation surproduisante.
La réponse directe :
Le solaire sur une résidence secondaire à Fréjus peut être rentable, mais seulement si la maison est occupée en été ou si vous consommez beaucoup sur place. Avec une occupation faible (quelques week-ends), le gain est d'environ 150 à 210 € par an pour une installation de 4 kWc, soit un retour de 25 à 30 ans. Avec une occupation estivale marquée (climatisation, piscine, location saisonnière), le gain monte à 250 à 350 € par an, soit un retour de 17 à 24 ans. La revente du surplus ne rapporte que 30 à 50 € par an : elle ne finance pas l'installation.
Avec plus de 2 700 heures d'ensoleillement par an sur la Côte d'Azur, une résidence secondaire à Fréjus semble idéale pour le solaire. Le raisonnement habituel : la maison produit pendant l'absence, le surplus est revendu, l'installation se rembourse seule. En 2026, ce raisonnement ne tient plus tel quel.
Depuis juin 2026, le surplus est racheté à 0,011 €/kWh, la prime à l'autoconsommation est supprimée, et ce qui compte désormais, c'est la part de production que vous consommez vous-même. Or, dans une maison vide, cette part est faible.
Cela ne veut pas dire que le solaire est à écarter. Tout dépend de votre profil d'occupation (quelques week-ends, tout l'été, location saisonnière), de la taille de l'installation et de vos usages sur place (climatisation, piscine, chauffe-eau). Voici comment faire le calcul.
Trois définitions pour commencer
Talon de consommation : l'électricité consommée en permanence, même sans occupant (réfrigérateur, box internet, alarme, veilles). Sur une résidence secondaire, il se situe en général entre 300 et 800 kWh par an, souvent 100 à 300 kWh si le réfrigérateur est débranché.
Autoconsommation avec vente du surplus : vous consommez directement la production de vos panneaux, et le surplus non consommé est injecté sur le réseau et racheté par EDF OA. C'est le mode adapté à la plupart des résidences secondaires.
Taux d'autoconsommation : part de la production consommée sur place. C'est lui qui détermine l'économie réalisée : un kilowattheure autoconsommé évite un achat à environ 0,20 €, un kilowattheure revendu rapporte 0,011 €.
Combien produisent des panneaux solaires à Fréjus ?
À Fréjus, une installation bien orientée produit environ 1 300 à 1 450 kWh par kWc et par an (hypothèse de travail, à confirmer sur PVGIS pour votre toiture). Une installation de 4 kWc produit ainsi environ 5 200 à 5 800 kWh par an.
Ce qui compte pour une résidence secondaire n'est pas la production, mais la part que vous consommez. Une maison occupée quatre semaines par an consomme au total quelques centaines de kilowattheures : presque toute la production part sur le réseau.
💡 Le conseil Solarock :
Ne dimensionnez pas votre installation sur la production maximale de la toiture, mais sur ce que la maison consomme réellement quand elle est occupée. Sur une résidence secondaire, 2 à 3 kWc suffisent souvent.
Que consomme une maison vide ?
Le talon de consommation d'une résidence secondaire se situe entre 300 et 800 kWh par an, répartis sur l'année :
réfrigérateur et congélateur : environ 200 à 400 kWh par an (en cas de fonctionnement permanent) ;
box internet, alarme, veilles : environ 100 à 300 kWh par an ;
chauffe-eau resté sous tension : variable, souvent le poste le plus évitable.
Le plus simple pour réduire ce talon : débrancher le réfrigérateur en période d'absence prolongée, couper le chauffe-eau et programmer le chauffage. Dans ce cas, le talon descend souvent à 100 à 300 kWh par an.
Ce talon tourne aussi la nuit, quand les panneaux ne produisent pas : il ne peut donc pas être couvert à 100 % par le solaire.
💡 Le conseil Solarock :
Avant de signer, relevez votre consommation annuelle réelle sur votre compte client, mois par mois. C'est la donnée la plus fiable pour estimer le gain, bien plus que n'importe quelle moyenne.
Ce que rapporte le solaire selon votre occupation
Les chiffres ci-dessous reprennent les repères Solarock 2026 (kWh acheté à environ 0,2001 €, surplus à 0,011 €). Ils s'appuient sur la page de référence panneaux solaires en résidence secondaire à Narbonne, dont les ordres de grandeur sont les mêmes.
Profil d'occupation | Installation | Autoconsommation | Gain annuel | Retour estimé |
|---|---|---|---|---|
Faible (quelques week-ends) | 4 kWc | faible | environ 150 à 210 € | 25 à 30 ans |
Estivale marquée (1 000 à 1 500 kWh autoconsommés) | 4 kWc | moyenne | environ 250 à 350 € | 17 à 24 ans |
Faible, installation réduite | 2 kWc | meilleure | environ 160 € | environ 20 ans |
Le calcul : économie = (production × taux d'autoconsommation × 0,2001 €) + (surplus × 0,011 €). Le retour sur investissement est le coût de l'installation divisé par cette économie annuelle.
On voit qu'une installation plus petite est proportionnellement plus rentable : moins de production perdue en surplus à 0,011 €/kWh.
💡 Le conseil Solarock :
Demandez toujours à votre installateur le taux d'autoconsommation qu'il a retenu dans son étude. Un taux annoncé supérieur à 50 % sur une résidence secondaire peu occupée doit être justifié.
Et si je loue ma maison à Fréjus en saison ?
La location saisonnière change le calcul : les locataires consomment en été (climatisation, lave-linge, cuisine, piscine), précisément quand les panneaux produisent le plus. Le taux d'autoconsommation augmente, et avec lui l'économie réalisée.
Deux points d'attention :
Qui paie l'électricité ? Si elle est comprise dans le loyer, l'économie profite au propriétaire. Si elle est refacturée au compteur, le bénéfice est partagé ou réduit : à clarifier dans le contrat de location.
Fiscalité : l'intégration du solaire dans une activité de location meublée a des conséquences comptables. À valider avec votre expert-comptable.
Pour les usages d'été, voir aussi le solaire et la climatisation dans le sud de la France et l'article sur la piscine et la climatisation à Toulon.
💡 Le conseil Solarock :
Une résidence secondaire louée l'été est le profil le plus favorable au solaire, car la consommation coïncide avec la production. Décalez les usages flexibles (chauffe-eau, piscine) sur les heures de soleil grâce à un délesteur de chauffe-eau.
Surplus et revente : à quoi s'attendre
Le surplus injecté sur le réseau est racheté par EDF OA. Depuis l'arrêté S21 de juin 2026, le tarif est de 0,011 €/kWh, revalorisé de 2 % par an sur 20 ans. Sur une résidence secondaire, cela représente 30 à 50 € par an : un petit complément, pas un revenu.
À retenir :
la vente totale de la production n'est plus possible jusqu'à 9 kWc depuis mars 2025 : ne comptez pas dessus ;
le tarif est figé par le contrat signé : il n'est pas indexé chaque trimestre ;
en cas de vente de la maison, le contrat EDF OA fait l'objet d'un avenant de cession au nouvel acquéreur.
💡 Le conseil Solarock :
Ne comparez pas le solaire à un placement. Sur une résidence secondaire, l'intérêt vient surtout de l'électricité évitée et de la valeur du bien, pas de la revente.
Batterie physique, batterie virtuelle : utile pour une maison vide ?
Une batterie physique de 5 kWh coûte entre 3 000 et 5 000 € (6 000 à 10 000 € pour 10 kWh), pour une durée de vie de 7 à 10 ans. Sur une maison peu occupée, elle déplace environ 1 100 kWh par an au maximum, souvent bien moins : elle ne se rentabilise pas.
La batterie virtuelle est à étudier au cas par cas : elle évite l'investissement, mais son abonnement et ses conditions réduisent le gain.
À noter : sans mode secours, les panneaux s'arrêtent en cas de coupure du réseau, batterie ou non.
💡 Le conseil Solarock :
Pour une résidence secondaire, optimisez d'abord les usages (chauffe-eau, piscine, climatisation) avant d'envisager une batterie.
Plug and play : une alternative pour les petits besoins ?
Les kits plug and play (environ 800 Wc) se branchent sur une prise et couvrent le talon de consommation et quelques usages. Ils demandent une déclaration auprès d'Enedis et une installation électrique conforme à la norme NF C 15-100, à vérifier avant l'achat. Le gain reste modeste, mais l'investissement l'est aussi.
💡 Le conseil Solarock :
Pour un petit talon de consommation, un kit bien posé peut suffire. Pour des usages plus lourds, une installation classique dimensionnée sur vos consommations reste plus adaptée.
Suivre sa production à distance
Une résidence secondaire n'est surveillée que par intermittence : une panne peut passer inaperçue plusieurs mois. Un monitoring en temps réel et des alertes de production permettent de détecter un onduleur à l'arrêt ou une baisse anormale sans se déplacer.
💡 Le conseil Solarock :
Demandez à votre installateur quel suivi à distance est inclus et qui reçoit les alertes quand vous n'êtes pas sur place.
Air marin, nettoyage et abords de monuments
Près du littoral, le sel et le sable peuvent encrasser les panneaux : un nettoyage par un professionnel (de l'ordre de 100 à 300 € selon la configuration) est à prévoir ponctuellement.
À Fréjus, certains secteurs se trouvent en abords de monument historique ou en zone protégée : l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France peut s'imposer. Une déclaration préalable est instruite en 1 mois, 2 mois en zone protégée.
💡 Le conseil Solarock :
Renseignez-vous en mairie avant de déposer le dossier : la covisibilité avec un monument compte plus que la distance.
Aides et règles en 2026
Prime à l'autoconsommation : supprimée depuis le 5 juin 2026.
TVA : 5,5 % jusqu'à 9 kWc sous conditions, résidence secondaire comprise
Tarif de rachat du surplus : 0,011 €/kWh, +2 % par an sur 20 ans
Fiscalité de la revente : exonération d'impôt sur le revenu jusqu'à 3 kWc ; au-delà, régime micro-BIC avec abattement de 71 %
Raccordement : environ 250 à 300 € la première année.
Aides PAC ou rénovation : instables en 2026, à vérifier sur France Rénov'.
Faites le calcul pour votre maison
Estimez votre gain avec le simulateur solaire Solarock, ou contactez-nous pour une étude adaptée à votre profil d'occupation.
Pour la région, voir aussi panneaux solaires en Provence-Côte d'Azur et nos agences de Nice et Toulon.
Les panneaux solaires sont-ils rentables sur une résidence secondaire à Fréjus ?
Combien rapporte la revente du surplus ?
Puis-je revendre toute ma production ?
La prime à l'autoconsommation existe-t-elle encore ?
Quelle TVA s'applique à une résidence secondaire ?
Faut-il une batterie pour une maison vide ?
Quelle puissance choisir ?
Que devient mon contrat EDF OA si je vends la maison ?

Renan Keraudran






