
En résumé, Solarock x Le Plongeoir :
Un épisode d'1h30 animé par Guillaume Fourdinier, disponible sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts et Deezer
Le prix des panneaux divisé par dix en six ou sept ans : le solaire résidentiel devient rentable sans subvention
Selon Benjamin Barnathan, un kWh autoconsommé est environ vingt fois plus rentable qu'un kWh revendu
Une installation moyenne autour de 11 000 à 12 000 € pour un retour sur investissement de 8 à 12 ans
Avec batterie, le taux d'autoconsommation peut atteindre 70 à 85 %
Le modèle Powered by Solarock présenté comme une réponse à la crise de confiance du secteur
La réponse directe :
Dans l'épisode « Faut-il mettre des panneaux solaires ? » du podcast Le Plongeoir, publié le 25 septembre 2026, Benjamin Barnathan explique pourquoi environ 200 000 foyers français s'équipent chaque année malgré le recul des aides : le prix des panneaux a été divisé par dix en six ou sept ans, l'électricité autoconsommée vaut bien plus que celle revendue, et le stockage se généralise.
Invité du podcast Le Plongeoir, Benjamin Barnathan, cofondateur de Solarock, a pris 1h30 pour répondre à une question que se posent de nombreux propriétaires : faut-il mettre des panneaux solaires ? Prix des modules, autoconsommation, batterie, durée de vie, financement, filière française : l'épisode passe en revue les arguments concrets, chiffres à l'appui. Cet article vous propose les moments forts de l'échange et les liens pour écouter l'épisode en entier.
Définitions clés
Autoconsommation : consommer directement l'électricité produite par ses propres panneaux solaires, au lieu de l'acheter au réseau.
Taux d'autoconsommation : part de la production solaire réellement consommée sur place. Le reste est injecté sur le réseau et revendu.
Pilotage énergétique : boîtier et logiciel qui déclenchent les appareils (ballon d'eau chaude, recharge de voiture, etc.) aux heures de production solaire.
Powered by Solarock : réseau d'installateurs photovoltaïques indépendants, accompagnés par Solarock tout en conservant leur marque et leur territoire.
Le Plongeoir, le podcast qui décrypte les transitions
Le Plongeoir propose « des analyses et échanges inspirants pour comprendre comment construire un futur plus cool ». Animé par Guillaume Fourdinier, il donne la parole à des entrepreneurs qui transforment leur secteur : énergie, rénovation, flexibilité électrique.
Pour cet épisode, Guillaume Fourdinier a invité Benjamin Barnathan, cofondateur de Solarock, pour comprendre un paradoxe : comment le solaire résidentiel peut-il accélérer en France alors que les aides publiques reculent ?
Écoutez l'épisode complet
L'épisode est disponible sur toutes les plateformes d'écoute via ce lien.
Les moments forts du podcast sur les panneaux solaires
Des panneaux dix fois moins chers qu'il y a sept ans
Premier constat posé par Benjamin Barnathan : le prix des panneaux a été divisé par dix en six ou sept ans. Résultat, le délai de retour sur investissement est passé de 13 à 15 ans à moins de 10 ans dans de nombreux cas. C'est cette rentabilité retrouvée qui explique, selon lui, la baisse des aides : le marché tient désormais sans subvention.
Dans le même temps, le prix de l'électricité continue de monter, porté par trois composantes : l'énergie, le réseau (avec des investissements massifs prévus chez Enedis et RTE) et les taxes.
Autoconsommer plutôt que revendre
C'est la phrase clé de l'épisode : « Ce que tu autoconsommes, c'est vingt fois plus rentable que de le revendre. » Un kWh autoconsommé évite d'acheter un kWh au réseau, autour de 20 centimes. Un kWh revendu en surplus rapporte de l'ordre d'un centime.
Sans batterie, un foyer consomme en direct 35 à 40 % de sa production. Le pilotage ajoute une dizaine de points. La batterie en ajoute 20 à 30 de plus, pour atteindre 70 à 85 % d'autoconsommation.
Les chiffres d'une installation type
Benjamin Barnathan détaille les ordres de grandeur observés chez Solarock :
Coût moyen : 11 000 à 12 000 € pour une installation, auxquels s'ajoutent 4 000 à 5 000 € pour une batterie
Retour sur investissement : 8 à 12 ans, plutôt 11 à 12 ans avec batterie
Durée de vie : panneaux garantis 25 à 30 ans, production attendue sur 30 à 35 ans
Batterie : garantie 15 à 20 ans
Ces calculs reposent sur une hausse du prix de l'électricité de 3,5 à 4 % par an, proche de la tendance observée ces quinze dernières années.
La batterie devient la norme
Autre évolution marquante : sur les 200 premiers clients de Solarock, 30 % ont ajouté une batterie d'eux-mêmes, sans relance. En trois ans, le stockage est passé de 10 à 15 % des installations (des profils plutôt technophiles) à environ deux tiers des projets chez les particuliers.
Restaurer la confiance : vendre et poser, même responsabilité
Benjamin Barnathan revient aussi sur ce qui a abîmé l'image du secteur : la sous-traitance en cascade. « La personne qui pose n'est pas celle qui vend. La responsabilité est diluée. » C'est le point de départ du modèle Solarock : installateur direct en Île-de-France, dans l'Oise et en Normandie, et animateur du réseau Powered by Solarock ailleurs en France.
Le principe : s'appuyer sur des « champions locaux », des PME régionales qui conservent leur marque et leur exclusivité territoriale. Solarock leur apporte l'acquisition digitale, un ERP dédié au solaire, la formation commerciale, des offres différenciantes et des conditions d'achat négociées. Selon Benjamin Barnathan, les partenaires gagnent 30 à 40 % de chiffre d'affaires supplémentaire en six mois.
Panneau chinois ou panneau français ?
L'épisode aborde sans détour un sujet sensible. La Chine contrôle environ 85 % de la chaîne de valeur photovoltaïque, et un panneau chinois émet davantage de CO2 à la fabrication qu'un panneau français. Mais, à budget égal, il permet d'installer plus de puissance, donc de décarboner davantage. Sa dette carbone est compensée en un à deux ans, pour 30 à 35 ans de production bas carbone. Pour les clients qui le souhaitent, des fabricants français comme Voltec ou DualSun restent une alternative.
Entreprises, autoconsommation collective et flexibilité
Le solaire ne concerne pas que les maisons. Le petit tertiaire représente 20 à 30 % du chiffre d'affaires de Solarock. Exemple cité : une entreprise de visserie industrielle à Argenteuil, qui dépensait 60 000 € d'électricité par an, a installé 125 kWc (270 panneaux), avec 35 à 40 % d'économies immédiates et un retour sur investissement estimé à 6 ans.
Pour la suite, Benjamin Barnathan voit deux relais de croissance : l'autoconsommation collective, en forte hausse dans les bâtiments publics et les collectivités, et la flexibilité, c'est-à-dire la capacité à piloter la consommation de dizaines de milliers de foyers pour soutenir le réseau.
France et Allemagne : la stabilité fait la différence
Environ 15 % des maisons allemandes sont équipées en solaire, contre 3 % en France. Pour Benjamin Barnathan, l'écart s'explique par des politiques publiques françaises faites « d'à-coups », quand l'Allemagne a maintenu un cap stable. Le parc français, autour de 30 à 33 GW selon lui, progresse de 20 à 30 % par an. Les chiffres officiels sont suivis dans le tableau de bord solaire photovoltaïque du ministère.
Pourquoi cet épisode compte
Ce passage dans Le Plongeoir prolonge la prise de parole de Solarock dans les médias, après l'interview de Benjamin Barnathan dans Focus Business sur Le Figaro. Le message reste le même : le solaire résidentiel est rentable aujourd'hui, à condition d'être bien dimensionné, bien posé et bien suivi. C'est le sens de notre analyse sur les années 2026 et 2027 pour investir dans le solaire.
Vous vous demandez ce que des panneaux solaires produiraient sur votre toit ?
Où écouter le podcast Le Plongeoir avec Solarock ?
Qui est Benjamin Barnathan ?
Les panneaux solaires sont-ils rentables sans aides ?
Combien coûte une installation solaire en moyenne ?
Faut-il ajouter une batterie à ses panneaux solaires ?
Pourquoi l'autoconsommation est-elle plus intéressante que la revente ?
Qu'est-ce que le réseau Powered by Solarock ?

Renan Keraudran





