En résumé, COP d'une pompe à chaleur :
COP = chaleur produite ÷ électricité consommée. Un radiateur électrique a un COP de 1.
Le COP nominal est mesuré dans des conditions précises (par exemple 7 °C extérieur et 35 °C de départ d'eau pour une PAC air/eau).
Le SCOP est un calcul saisonnier normalisé, pas une mesure chez vous.
Mesure ADEME (octobre 2025) : SCOP moyen de 2,9 en air/eau et de 4,3 en eau/eau, de 1,8 à 4,5 selon l'installation.
Par grand froid, le SCOP mesuré est tombé autour de 2 (vague de froid de janvier 2024).
Le réglage et l'émetteur pèsent autant que l'appareil lui-même.
La réponse directe :
Le COP est le rapport entre la chaleur produite par une pompe à chaleur et l'électricité qu'elle consomme : un COP de 3 donne 3 kWh de chaleur pour 1 kWh d'électricité. C'est un chiffre de laboratoire, mesuré dans des conditions précises. Pour juger une PAC, il faut regarder le SCOP, et se rappeler que la performance mesurée chez des particuliers est plus basse que celle des catalogues : l'ADEME a relevé un SCOP moyen de 2,9 pour les PAC air/eau en conditions réelles.
Quand on compare des pompes à chaleur (PAC), on tombe vite sur une série de sigles : COP, SCOP, ETAS, EER. Ils sont utiles, mais ils ne mesurent pas la même chose. Le COP décrit un point de fonctionnement en laboratoire ; le SCOP en est une version saisonnière, calculée selon une méthode normalisée ; la performance réellement obtenue chez vous peut être plus basse.
Depuis octobre 2025, nous disposons de mesures en conditions réelles réalisées par l'ADEME et la DGEC. Elles aident à replacer les chiffres des catalogues dans leur contexte. Voici comment tout cela s'articule.
Trois définitions pour commencer
COP (coefficient de performance) : rapport entre la chaleur restituée et l'électricité consommée, à un instant et dans des conditions données. Un COP de 3 signifie 3 kWh de chaleur pour 1 kWh d'électricité.
SCOP (coefficient de performance saisonnier) : version du COP calculée sur une saison de chauffe, selon une méthode normalisée (norme EN 14825) et un climat de référence. Il sert à comparer les appareils entre eux.
ETAS (efficacité énergétique saisonnière) : indicateur de l'écoconception, exprimé en pourcentage, utilisé notamment dans les conditions d'éligibilité aux aides. Il se déduit du SCOP, mais ne s'y confond pas.
Qu'est-ce que le COP d'une pompe à chaleur ?
Une pompe à chaleur ne crée pas de chaleur : elle la capte à l'extérieur (air, sol, eau) et la restitue à une température plus élevée, en consommant de l'électricité pour faire fonctionner le compresseur. Le COP mesure l'efficacité de ce transfert.
La formule est simple : COP = énergie thermique produite ÷ énergie électrique consommée. Si une PAC produit 12 kWh de chaleur en consommant 4 kWh d'électricité, son COP est de 3.
Exemple : pour obtenir 6 kWh de chaleur, une PAC de COP 3 consomme 2 kWh d'électricité. Un radiateur électrique, dont le COP est de 1, en consomme 6. L'économie est de 4 kWh pour 6 kWh de chaleur, soit environ deux tiers de l'électricité.
💡 Le conseil Solarock :
Retenez la logique plutôt que le chiffre. Plus le COP est élevé, moins vous achetez d'électricité pour la même chaleur. Mais un COP de catalogue n'est jamais celui de l'hiver le plus froid.
COP nominal, SCOP, ETAS, EER : ce que mesure chaque indicateur
Indicateur | Ce qu'il mesure | Conditions | À quoi il sert |
|---|---|---|---|
COP nominal | Efficacité à un point précis | Par exemple 7 °C extérieur et 35 °C de départ d'eau (EN 14511) | Comparer deux appareils en laboratoire |
SCOP | Efficacité sur une saison de chauffe | Calcul normalisé (EN 14825), climat de référence | Comparer des appareils sur une base commune |
ETAS | Efficacité énergétique saisonnière, en % | Déduite du SCOP, avec un coefficient de conversion et des corrections | Étiquette énergie, conditions d'aides PAC |
EER | Efficacité en mode froid | Conditions de laboratoire | Estimer la climatisation d'une PAC réversible |
SEER | EER saisonnier | Calcul normalisé | Comparer des PAC réversibles |
À retenir sur l'ETAS : il n'est pas égal au SCOP. Un ETAS de 350 % ne correspond pas à un COP de 3,5. Les seuils d'ETAS exigés pour les aides sont de l'ordre de 110 à 130 % (à confirmer sur les textes en vigueur). Les aides à la PAC évoluent en 2026 : consultez France Rénov' avant de vous décider.
Sur l'EER : un EER de 4 signifie 4 kWh de froid produits pour 1 kWh d'électricité. Cela compte surtout pour les climats chauds si vous comptez rafraîchir avec votre PAC. Voir aussi le solaire et la climatisation dans le sud de la France.
Pourquoi le COP du catalogue n'est pas celui de votre maison
Trois raisons expliquent l'écart :
La température extérieure. Le COP baisse quand il fait froid. À 7 °C, une PAC peut annoncer un COP de 4 à 5 ; à -10 °C, elle peut tomber nettement plus bas.
La température de départ d'eau. Plus l'eau de chauffage est chaude, plus le COP baisse. Un plancher chauffant ou des radiateurs basse température sont favorables ; des radiateurs anciens réglés à 55 °C le sont moins.
Le réglage et le dimensionnement. Une PAC mal réglée (loi d'eau) ou surdimensionnée qui s'arrête et redémarre souvent dégrade ses performances.
C'est ce que montrent les mesures de terrain : l'ADEME et la DGEC ont relevé un SCOP moyen de 2,9 en air/eau et de 4,3 en eau/eau, avec des résultats allant de 1,8 à 4,5 selon l'installation. Lors de la vague de froid du 20 janvier 2024, le SCOP moyen est resté proche de 2.
💡 Le conseil Solarock :
Ne comparez pas des COP de catalogue. Demandez à l'installateur le SCOP attendu pour votre logement (émetteurs, température d'eau, climat) et sur quelle base il est calculé.
Qu'est-ce qu'un bon COP ou un bon SCOP ?
Il n'existe pas de seuil universel. Quelques repères prudents :
Un SCOP autour de 3 en conditions réelles est un bon résultat pour une PAC air/eau : c'est proche de la moyenne mesurée par l'ADEME.
Un COP ou un SCOP de catalogue de 4 à 5 est possible pour des appareils performants, mais ne se retrouve pas toujours sur le terrain.
Les PAC eau/eau (géothermie) affichent les meilleurs rendements mesurés (4,3 en moyenne), mais exigent un forage ou des capteurs enterrés, donc un coût plus élevé.
À chaque point de performance gagné, l'économie diminue. Exemple : pour un besoin de 5 000 kWh de chaleur par an, une PAC de SCOP 3 consomme environ 1 667 kWh et une PAC de SCOP 3,5 environ 1 429 kWh, soit 238 kWh de moins. Au prix de 0,2001 € le kWh, cela fait environ 48 € par an. L'écart compte surtout sur de gros besoins de chaleur, et il dépend davantage du réglage et des émetteurs que du chiffre de la fiche.
Quels leviers améliorent vraiment la performance ?
Une maison bien isolée, qui réduit le besoin de chaleur et permet une eau moins chaude.
Des émetteurs adaptés : plancher chauffant ou radiateurs basse température.
Une température de départ d'eau aussi basse que le confort le permet, avec un réglage de la loi d'eau suivant la température extérieure.
Un bon dimensionnement, ni trop petit (appoint électrique fréquent) ni trop grand (cycles courts).
Un entretien régulier, payant mais utile : nettoyage des filtres et contrôle du circuit. Les obligations d'entretien et de contrôle d'étanchéité dépendent de la puissance et du fluide : renseignez-vous auprès de votre installateur.
💡 Le conseil Solarock :
Au moment du devis, demandez le SCOP attendu, la température de départ d'eau prévue et le réglage de la loi d'eau. Ce sont ces trois points qui vous renseignent le mieux sur la performance à attendre.
Et si je couple ma PAC avec des panneaux solaires ?
Le solaire ne modifie pas le COP de la PAC : il réduit la quantité d'électricité que vous achetez au réseau. Mais l'hiver, quand la PAC consomme le plus, les panneaux produisent le moins : en hiver, la production représente environ 20 à 30 % de la production annuelle. La PAC ne sera donc que partiellement alimentée par vos panneaux.
Pour améliorer la part solaire de votre PAC, on peut piloter son fonctionnement vers les heures de soleil (ballon d'eau chaude, inertie du bâtiment), avec un système de gestion d'énergie.
💡 Le conseil Solarock :
Si vous envisagez PAC et panneaux ensemble, calculez les deux d'un même coup : le besoin de chaleur, le SCOP attendu et la consommation de la PAC fixent la bonne puissance solaire.
Certifications : NF PAC, HP Keymark
NF PAC : marque de certification française. Elle atteste de performances mesurées selon des référentiels de contrôle.
HP Keymark : label européen fondé sur des essais en laboratoire (EN 14511 et EN 14825) et un contrôle de la production.
Ces labels garantissent que les performances déclarées ont été vérifiées en laboratoire. Ils ne garantissent pas la performance de votre installation : celle-ci dépend du dimensionnement, des émetteurs et du réglage.
Faites le calcul pour votre logement
Estimez l'effet d'une PAC couplée à du solaire avec le simulateur Solarock, ou contactez-nous pour une étude adaptée à votre logement. Pour le détail avantages et inconvénients, voir aussi le glossaire pompe à chaleur.
Qu'est-ce qu'un COP de 4 ?
Quelle est la différence entre COP et SCOP ?
Le SCOP du catalogue est-il celui que j'aurai chez moi ?
Le COP change-t-il avec la température extérieure ?
Qu'est-ce que l'ETAS ?
À quoi sert l'EER ?
Un SCOP de 3 est-il suffisant ?
Les panneaux solaires augmentent-ils le COP ?

Renan Keraudran






